EGA annuel H49/1/2 et 3
Notes du 7 janvier 2011, jour du tirage de H60/3 et 5 :
La conférence que l'on m'a commandée se déroule bien : tout le monde est intéressé par le sujet, touché, par mon humilité et la justesse de mon point de vue (beaucoup d'insight me dit-on...), alors même que la veille je trouvais mes notes préparatoires particulièrement arrogantes. J'apprends que je suis pris pour participer à un colloque au printemps suivant (qui, je ne le sais pas encore, sera une réussite). Je me fais draguer par le type de la librairie (illusion ?) spécialisée où j'achète la moitié des bouquins pour mes recherches. je vais voir Israel Galvan, flamenco technique et radical : je suis épaté grave.
Je rédige cette synthèse fin août, beaucoup de choses m'ayant pris du temps depuis fin juillet. J'ai commencé le mois avec un torticoli, bloqué. Je sais que j'ai deux conférences à préparer, dans le cadre d'un congrès immense sur plusieurs jours [H56/CG voyage, peu d'intimité, etc.], que si je ne panique pas, j'ai encore le temps de le faire, il faut trouver un rythme soutenu, tendu, mais encore fluide, l'inverse du brasse-bouillon en somme [H60, la mesure, etc.]. J'écoute turing machine, groupe à la rythmicité imposante http://www.youtube.com/watch?v=oWo3-pTaI_o. [cf. Glavan le danseur de flamenco en janvier !http://www.youtube.com/watch?v=BTXf01hRr94 ] la mesure mais au sens du rythme cette fois ?
Oui, oui, ça marche ! Les bambous servent aussi bien à mesurer les sons, les séquences, les volumes et les quantités.
Oui, oui, ça marche ! Les bambous servent aussi bien à mesurer les sons, les séquences, les volumes et les quantités.
Tout du long de juillet, j'ai hésité entre la régulation/modération et la rythmicité pour comprendre H60 voyant souvent les deux s'accorder pendant ce mois. Les deux conférences doivent être prête pour la semaine suivante, mais le moment venu je pars avec une seule des deux conférences rédigée.
Le jour du départ, une amie m'appelle pour m'informer qu'elle s'est faite cambrioler à Bordeaux et me demande conseil pour ce qu'elle doit déclarer aux flics et aux assurances. Je lui indique comment faciliter le travail de chacun, sans non plus perdre trop d'argent, ce qui revient à ne pas être particulièrement honnête.
Globalement H60/3 revient sous la forme de plaintes répétées, de ma part évidemment, qui, presque, me semblent engager les choses à chaque fois sur la voie de la réalisation : ce n'est peut-être pas très orthodoxe par rapport à la traduction du trait, mais j'ai eu l'impression qu'il fallait en passer par la plainte pour retrouver la mesure juste des choses... Gueuler sincéremment peut être l'équivalent d'une prière. Testé et approuvé.
Notamment lorsqu'il s'est agit, le matin de la première conférence, jusque là pas du tout rédigée, de trouver une solution, et que je me suis vu dans le bureau d'un ami en train de revivre une situation mille fois vécue : le voir prendre un papier et un crayon et tenter de m'aider à faire un script de la conférence, un script de sauvetage. J'étais au bord de la crise de nerf, en larmes, et subitement, la mesure s'est imposée simplement : je voulais faire cette conférence alors j'y allais comme j'étais. point [H60/CG s'arréter quand il faut]. De fait, elle s'est passée pour le mieux, parce que (par hasard ?) la personne qui intervenait avant moi, bossait sur le même sujet, et a dit une série de conneries énormes. J'ai simplement repris son discours gentiment, en l'augmentant de données plus "précises", pour ne pas dire "moins stupides" [H60/CG les bambous proches les uns des autres arrivent a croitre sans se nuire]. L'affaire était tellement simple, que j'ai tenu mon temps et mon propos avec une précision et un entrain que je ne me connaissais pas. Et surtout un plaisir à raconter ce que je savais largement perceptible pour l'auditoire : [H60/CG partage].
Vers la fin du mois, pour une histoire de billet de train un scandale familial part comme une trainée de poudre. Tout ça simplement parce que j'avais calé une date de départ en train un peu trop serrée et que j'allais rater quelqu'un. D'abord ferme sur cette date, je fini par considérer que je fais le gros radin [H60] et donc je négocie un nouveau billet (il me faudra pour cela draguer fermement toute une rangée de conseillers Sncf à la gare) qui finit par me ruiner, mais nourrie par ailleurs la paix des ménages.
Dans tout ce que tu viens de dire, il est facile de reconnaître le complémentaire, H56, via le voyage, et via l'attitude touristique; Aussi bien dans la façon de se préparer quand on doit intervenir qu'avec l'histoire du trajet.
Durant ce mois, j'ai passé mon temps à partager des sucreries [H60/5] (il faut savoir que je n'aime pas vraiment les sucreries, déjà, et que je n'ai pas de pratiques spéciales les concernant, sauf depuis ce mois-ci) : pour persister dans ma colonté de ne plus fumer je grignote parfois des baies de goji, que j'ai offert à à plusieurs reprises lors des conférences notamment. Deux amies, très chères, à quelques jours d'écarts m'offrent un pot de miel.
Mais il ne s'agit pas que de sucreries pures : il y a aussi d'autres opportunités [H60/5]: un autre genre de "sucreries", les sushis, dont un collègue a fait sa principale nourriture, et qu'il m'invite un soir à partager signifiant ainsi une sorte d'intimité qu'il offre à peu de monde [H60/5 en allant de l'avant advient élévation, honneur], tout en parlant boulot. Il m'avait déjà invité, avec des amis, en début de mois à un repas (encore des "sucreries"!) pour rencontrer (je ne l'avais pas compris tout de suite) un éditeur potentiel pour un article que je pouvais écrire [H56/5 à l'aide d'éloges, de recommandations verbales, un poste un mandat]. Par ailleurs , un autre ami me "refile" une interview pour un magazine super connu, interview qui se passera plutôt bien et m'apprendra plein de choses, même si l'article aura au final très peu d'intérêt.
La logique de réseau, hmmm, j'aime pas ça, (mais on s'en fout). Le fait est que là, tu l'as bien vu. Très bon exemple. Un des plus beaux que j'ai vu concernant ce trait. Merci ! (Sympa au passage de voir que les rédacteurs du Yi King avaient déjà observé ce processus il y a plus de 3000 ans... C'est finalement aussi une des façons dont marche ce monde... Snif...)
Dans l'idée de partage, aussi, et dans la suite de juin où je fais face à la peur du surnaturel (H38/CG), je me lance dans la publication de blogs, dans lesquels je fais part de différents points de mon travail. L'enjeu de publication et de partage [H60], et surtout, de prise de parole directe dans l'espace public est énorme et flippant. Mais je me lance.et je suis, dans les premier temps, absorbé par le code, l'écriture technique des documents, et puis par les méthodes de comptages des visiteurs/lecteurs, etc.
Par deux fois je galère avec quelqu'un : avec mon hôte pendant la semaine des conférences : j'ai l'impression (toujours pas confirmée, mais persistante) qu'une distance s'est installée, que des choses semblent entérinées sans avoir été discutées, et qu'il ne m'accordera plus le gîte de la même manière ( peut-être que nous étions amis sur un mal entendu...] Très bon ça aussi !!! N'est-ce pas toujours le cas ? :D H56/3 le voyageur met le feu à son auberge (même si dans les faits, je n'ai rien abimé, j'étais d'ailleurs obnubilé par toutes les prises électriques, les brûleurs de gaz, les barbecues, etc.]
Et avec une collègue, avec qui je me frite à propos de l'une des deux 2 conférences, au point de l'envoyer chier clairement, considérant que c'est elle qui me fait foirer le boulot, là où d'habitude elle me prenait par la main pour me sauver des situations dramatiques. (H56/3 il perd son jeune serviteur, son cocher).
Réconciliés, plus tard, nous taperons une intoxication alimentaire, qui me clouera au lit pendant 5jours et me foutra en l'air ma seule semaine de vacances de l'année (H56/3 un scorpion caché sous un pierre, par pour la pierre, mais pour l'intoxication, le venin... ...On change pas une équipe qui gagne, et pas non plus une équipe qui perd....
Coïncidence du mois, et de l'année aussi, mais que je n'arrive pas à lier avec H60-H56, bien qu'elle ait pris place en ce mois de juillet :
Je confirme. Je te laisse raconter et je place deux-trois liens juste après....
Le 22 juillet, je fais des examens médicaux qui vont me mener à la découverte d'une tumeur. Pas très frais, à l'annonce de cette nouvelle, je me trouve à errer un peu dans la ville. Et là, je croise "chère vieille branche", qui habite depuis un an à l'autre bout de l'europe, et avec qui mes relations sont cordiales mais inconsidérément distantes, et en fait, très mal digérées. "Chère vieille branche" rentre au bercail pour se faire opérer d'une hernie ombilicale, en gros, se faire ôter un nombril devenu énorme. La confrontation la plus hasardeuse, en terme de lieu, d'heure, que j'ai jamais vécue.
Tous les deux avions comme préoccupation majeure notre santé, et chacun un problème qui illustrait largement métaphoriquement et somatiquement nos liens. Pour moi une tristesse infinie et une rancoeur non dissimulée, et pour "chère vieille branche" une vexation inavouable tellement elle n'est qu'affaire d'orgueil et d'image de soi.
Cette rencontre, de par l'humour qu'elle nécessite, et le côté hyper-symbolique aussi, me pousse à considérer l'importance de cette relation pour moi, et le caractère cruel mais sain du point de vue que nos deux maladies oblige à porter sur chacun de nous.
Et alors, tu lui as proposé de partager des bonbons ? (H60/5) ^^
Note que ton pote est là en transit (Le voyageur, H56, donc)... Et aussi que le corps peut être facilement considéré comme une auberge. Un lieu de passage...
Bon, sinon, je t'ai retrouvé ça, comme des coordonnés qui résonnent... (Lis dans le détail).
Et pis ça aussi. Ton état d'esprit pile un an avant.
L'intuition...

